Passe temps

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Il se flagellait chaque jour avec une ceinture.
On l'appelait le pape.

Il se flagellait avec une ceinture... de chasteté ?

Où trouvait-il ses objets ?
A la boutique de la "Sainte Verge" ?


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Sur un questionnaire de Nerilka ;)


Mes boules de geisha


    1 Plutôt corne ou marque-page ?
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 Très corne pour marquer les pages. Dès qu'une phrase me tinte au coeur, qu'un bon mot me fait rire, qu'une idée me laisse à penser, je corne. Je ne corne ni ne marque pour me souvenir à quelle page j'en suis, je le sais de mémoire ou d'intuition.
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    2 As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?
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 Plusieurs fois et chaque fois c'est un petit bonheur. Une fois fut particulièrement drôle autant qu'insolite :

Rencontrant pour la première fois quelqu'un qui est devenu un ami, je lui offris "Corps et âme" et ouvrant son cadeau, je découvris le même livre. Il y a des moments, comme ça, émouvants,  surprenants.
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    3 Lis-tu dans ton bain ?
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 Si je ne le le fais pas, je me lave mal avec le dentifrice, me champouine avec mon café, me brosse les dents avec le
schampoing.
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    4 As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
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 Depuis que je sais écrire. J'y pense, donc j'écris.

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    5 Que penses-tu des séries à plusieurs tomes ?
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 Ben quoi... Il y a pas de mal à se faire du bien, si c'est bon !
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    6 As-tu un livre culte ?
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 Non, pas un, mais plein que j'aime pour diverses raisons et chacun d'eux m'est précieux.
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    7 Aimes-tu relire ?
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 Oui, des années plus tard. Je re-découvre alors, ou bien je découvre ce qu'alors je n'avais pas su découvrir.
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    8 Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu’on a aimés ?
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 Bof. Si l'occasion se présentait, je lui dirais ce que je pense de son livre. Mais je ne suis pas une courseuse fan de
dédicace. Je préfère le rêve.
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    9 Aimes-tu parler de tes lectures ?
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 Si on me le demande, avec grand plaisir. Si j'ai reçu une émotion, avec un plus grand plaisir.

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    10 Comment choisis-tu tes livres ?
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 Au coup de coeur, un mot sur la quatrième de couverture, le commentaire d'une ou un ami(e), un thème évoqué sur le
résumé.
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    11 Une lecture inavouable ?
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 Je ne parlerai qu'en présence de mon avocat  (avec un peu d'ail siouplé et j'vous jure, m'dame, j'ai jamais couché avec
le héros).
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    12 Des endroits préférés pour lire ?
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 N'importe quoi, la baignoire, mon lit, une pelouse, un train, l'ascenseur, un magasin, un parking, une borne sur
l'autoroute, du moment que j'ai de quoi tourner la page et suffisamment de lumière pour voir les mots.
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    13 Un livre idéal pour toi serait ?
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 Celui dont je ralentirais la lecture pour ne pas en connaître la fin, mais qui n'en finirait jamais.
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    14 Lire par dessus l’épaule ?
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 Non, mais si jamais l'envie m'en prenait, je pense que je demanderais carrément : - Puis-je lire avec vous ?
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    15 Télé, jeux vidéos ou livre ?
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 Livre.

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    16 Lire et manger ?
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 Chacun son chemin, chacun son destin, passe la main à ton voisin, ohé !
 Ce qui veut dire non, je ne mange pas en lisant.
 Par contre il m'arrive de lire en grignotant. Allez comprendre....
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    17 Lecture en musique, en silence, peu importe ?
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 Très souvent en silence. Parfois entrecoupé d'un dialogue avec quelqu'un de proche et d'aimé.
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    18 Lire un livre électronique ?
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 Trop impalpable. J'aime le papier, son odeur, j'aime le toucher du livre, le poser, le reprendre, le tâter, me
l'enfourner.
 Par loyauté peut-être avec Farenheit 451, qui ne cesse de nous guetter.
Ou parce que lire est un acte sensuel, je me fais effeuiller comme un qui tournerait mes lèvres petites et grandes, page par
page. Les mots sur le papier brûlent mon imaginaire pour réchauffer mon réel.
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    19 Livres empruntés ou livres achetés ?
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 Les deux. Quand on aime on ne compte pas. Je rends toujours les livres que j'emprunte.
 Un jour alors que je m'apprêtais à jeter un livre, quelqu'un de cher m'a réprimandée, me disant :
 - Qui sait si une seule phrase ne réveillera pas un inconnu ? Laisse ce livre sur un banc, ne le mets pas à la poubelle.
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    20 Quel est le livre que tu lis actuellement et quel sera le prochain ?
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 J'en ai 3 en cours et ne sais pas quels seront les prochains.
 Les en cours sont : "De l'art de se soumettre" - de Al acravach' (indien de la tribu S'aima fort)  ; Le Tiers Instruit
de Michel Serres ; Du nectar à la rosée du matin - Traité de paume d'api et de CULture, Département Recherche de L'Université Quatre saisons.
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    21
As-tu déjà abandonné la lecture d’un livre ?
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 Oui. Et je n'irai pas à confesse pour autant. Quand on en peut plus, on peut plus.
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    22
Tu tagues qui ?
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 Qui voudra se faire taguer chez moi.
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(ou pour rien)






"Vacance"

Par MélieMélo - Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires


Crier jusqu'à ce que, de toi, mes draps de peaux gémissent.

Gémir jusqu'à ce que mon drapeau blanc de peau rougisse.



(Pour les qui s'veulent malins ce n'est pas un jeu de mains et pour les idiots ce n'est pas un jeu de mots)


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Ou d'une guerre à une autre.
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Après mon "gaza" les messages ont jailli, fleuri.
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Je tiens à dire que je ne parle pas dans le vent.
Chacune(e) ses guerres. Certain(e)s sont imaginaires. La mienne fut réelle.
Et j'emmerde la marée.. chaussée. Surtout quand elle glisse, à - 25 degrés.
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J'ai vécu avec des doubles-fenêtres pour risque de séismes.
Je me souviens avoir senti les meubles trembler parfois, avant que mes jambes se dérobent sous mes pieds, criant :
- Ca bouge et quelqu'un me disant : Respire, ça ne va pas bouger plus, regarde-moi, je ne bouge pas.
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Je me suis émue pour une guerre qui me semblait celle d'une famille. La mienne.
Au point d'avoir besoin d'aller chercher les rescapés.
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Celle de mes proches, celle de la Yougoslavie, appelée "ex" aujourd'hui.
Il n'y a pas pire que de parler d'un pays en le traitant de : "ex".
Comme l'on dirait :
Ex-femme
Ex-soumise
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J'ai roulé durant 1.400 kilomètres.
Je savais que cela ferait 2.800 à 3.500 kilomètres en tout.
Ou 5.000 kilomètres en 8 jours.
Je m'étais donné 48 heures. Marche ou crève.
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Sans parler d'un arrêt obligé en Allemagne pour cause de chûte de neige imprévue autant qu'éperdue, des congères à perte de vue sur une autoroute réduite à une voie, ma voiture filant sur les traces de celles de devant, et le premier qui craque emboutit les autres.
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Je voyais la neige s'écraser sur le pare-brise, les essuie-glaces incapables d'endiguer, je sentais ma fille près de moi, ses yeux écarquillés, chantant, me parlant.
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Nous avons vu une puis deux voitures, ayant pris une ouverture pour une voie de sortie mais s'étant enfournées dans une congère au bord d'un précipice, les rescapés faisant des signes et nous, incapables de nous arrêter au risque de plonger dans un pare-choc ou du gouffre.
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Un arrêt en crissement de pneus vers une issue conduisant à une auberge dont les portes se sont ouvertes immédiatement. J'avais arrêté le moteur sans mettre le frein à main, couvrant ma fille de mes épaules. Epuisées. Mes épaules. Moi et ma fille.
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En deux ou trois minutes, quelqu'un m'a débarrassé de mon manteau, a pris ma  progéniture, semi-endormie, pour l'asseoir à une table en chêne, pendant que trois hommes couraient couvrir la voiture et la protéger du mieux qu'ils le pouvaient.
L'aubergiste avait posé sur la table deux énormes bols de soupe. Je me souviens juste de haricots ou de pois cassés. Ca m'est resté. De tranches de pain. D'odeur d'ail et d'un bol plein de soupe épaisse.
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Quand c'est sans KuKaï t'a pas le choix du menu. C'est la bataille.
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Je me souviens d'une quinzaine de personnes aux petits soins.
Ma fille s'est endormie sur la table. Dans sa doudoune chaude mais hideuse d'un rose presqu'écarlate en voyant les faces blafardes de ces hommes à l'aguet et inquiets, énamourés.
Sa tête penchée sur mon épaule du genre : J'ai trop froid maman couvre-moi.

Sur un signe d'un homme, à qui j'ai dit, hochant la tête "oui", il l'a prise tendrement, légèrement, pour ne pas pertuber ses rêves, et l'a emmenée. Suivi de l'aubergiste qui montait le bol de soupe en thermos, dans la chambre.
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Il est redescendu et sans que je n'ai rien demandé, à posé des tonnes de pièces, me laissant un papier précisant l'indicatif pour la France.
Je pouvais téléphoner.
Aucune personne, ni femme ni homme, n'a fait montre d'impatience.
Chacun reprenait doucement sa conversation, sans curiosité.
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Quelqu'un a dit :
-Elle va à la guerre.
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J'ai pu téléphoner.
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Lorsque je suis sortie de la cabine, il y avait un silence amical. Tendu mais chaleureux.
Un allemand m'a dit en français à la va comme je te pousse :
- Votre fille dort. J'ai juste enlevé sa doudoune, elle est sous une couette. N'a pas froid.
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Je me suis effrayée.
Il a vité rétabli :
- Elle dort au premier, dans un grand lit. Ne vous inquiétez pas.
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Quelqu'un m'a dit, un peu plus fier que le premier de pouvoir parler encore mieux le français : - La voiture est protégée. Allez vous reposer. Mais s'il vous plaît, mangez la soupe.
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J'ai vu quelques cinq ou six visages me regarder. Et morte que j'étais de fatigue, de visions de neige hypnotisante sur le pare-brise, j'ai avalé la soupe. Lourde. Bonne. Si chaude. Epaisse.
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Le lendemain, j'ai levé ma fille, l'ai frottée sous la douche pendant qu'elle me parlait des sept nains chaleureux, je ne sais quoi. Nous avons déjeuné comme des ogres : une avalanche de miel, de pain grillé, du café pour moi, du chocolat pour elle. L'aubergiste a dit simplement :
- C'est cadeau. Je sais que vous ne dites rien mais que vous allez à la guerre.
J'ai dit que j'allais faire MA paix.
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Quand je suis sortie avec ma fille, deux hommes grattaient les vitres de ma voiture, l'un m'a demandé les clés, à démarré la voiture, l'a chargée de liquides en tous genres. On étaient perfusées pour la route de la vie.
Le dernier, par ma vitre entrouverte, regardant ma fille et sa doudoune, les deux enfouies sous une couette, m'a dit :
- Faites attention à vous.
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Je me suis remise. Jamais soumise. Et on est arrivées. A la guerre.
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Ps :   pour ceusses qui ne savent pas... taper sur la Gueule de Gougueule     Ex-Yougoslavie
guerre...  Croatie.. Slovénie
(parce qu'un ignorant qui s'ignore est un soumis qui ne sait pas à quoi il consent
)



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Pourquoi.
Pourquoi toujours toi décider, mettre tes mains, me tenir la nuque, plier mon corps, caresser un sein légèrement, attendant l'érection du téton tout en claquant mon cul, prévoyant l'éruption ?
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Pourquoi.
Pourquoi moi attendre, non pas ton envie, que je sens à cent lieues, mais ta décision de prendre un petit raccourci pour mieux prolonger ton plaisir et le mien ?
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Pourquoi.
Pourquoi toi m'asseoir sur toi, mon dos contre ton poitrail, et toi, lentement, insidieusement, ouvrant, de force -mais au su de mon plein gré-, mes cuisses effarouchées, moins que mes joues couleur écrevisse.
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Pourquoi.
Pourquoi une fois avoir sévi et tendressé sur les cimes érigées de mes seins, avoir fouetté dos et fessier, mon cul. Pourquoi toi te poser de profil à moi, non sans avoir auparavant enfoui ma tête sur la couette.
Puis me pénétrer, savamment, tatillonnant, m'écoutant, rauque gémissante.
Craquante. A croquer.
.
Pourquoi.
Pourquoi j'abdique. Tout, le moindre de tes gestes, je dis bien le moindre, caresse et dureté, claques et volupté, un charivari qui m'emmêle et pour ça, tu es doué, je me retrouve lèvres collées au drap, ton bras coinçant le mien qui vaillamment résiste encore. Puis perd à peu de son élan parce que tu le balances négligemment et je sens que ce bras ne me servira pas.
Plus.
.Parce que je lâche à petits pas.
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D'autant qu'ailleurs tu m'entreprends. Entres.
.Et me prends.
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- Tu te moques.
- Pas du tout. Je te salue bien bas.
- Une phrase de plus qui me laisse penser que tu te moques.
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Je joins mes mains à la japonaise et incline légèrement la tête.
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- Et après cela, tu me soutiendras que tu ne te moques pas. Insolente !
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Nous reprenons une conversation engagée autour d'une tasse de café. Ca plane pour moi.
Je te demande une aide, un conseil technique. Tu te mets au clavier, résouds mes butées. Et chaque fois c'est pareil.
Un trou. Un vide. Un trop-plein plutôt. Je ne sais plus ce qui se passe. Tu as dit quelque chose.
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Je te lance alors comme un raz de marée, de désir, d'émotion qui me surpasse :
- Donne-moi une fessée !
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Ca a jailli. Fusé. Je crois en avoir rougi.
Tes yeux ont souri. Fort.
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- Comme ça, là, tout de suite, maintenant ?
Je dis oui, oui, non, oui.
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Tu ne m'écoutes déjà plus, m'attrapes et me tires et m'emporte, me couche sur tes genoux, le tout en un temps sidérant.
Et tes mains virevoltent sans s'affoler. C'est moi qui m'affole, m'essouffle, ma peau qui me cuit, tu ne te lasses pas, me fout le cuir à cru.
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Je ne sais plus si je tente d'éviter, si je me tords ou si je les hausse pour te les présenter.
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Tout à la fois.
Pendant que tes mains me font le coup de foudre, je t'entends de très loin me dire :
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- Et certains diront qu'une fessée ne se demande pas !
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Je ris dans ma respiration hâchée. Tu claques des mains.
.
Je me souviens d'une main qui descend, tu me connais assez et a anticipé, la renvoyant négligemment plus haut, soulignant ma tentative par une claque fort assenée.
Les maux de ta fessée valent mille mots.
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Tu te penches vers moi :
- Tout va bien ?
.
Le ton goguenard, mes yeux rigolards.
Je reste. Là. Aspirante, respirante. Brûlante.
Et c'en est trop. Ou pas assez.
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Je te repousse vers le divan. Je sens bien que tu te laisses faire, en un rien de temps tu pourrais m'empêcher.
Mes mains accrochent la boucle de ta ceinture, tu me conseilles de ne pas poursuivre le geste, il m'en cuirait.
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- Ne fais pas cela.
- Si.
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Je crois que j'ai un problème d'audition ces temps-ci, j'irai consulter demain. C'est cela. Demain c'est dimanche, j'irai consulter.
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La ceinture vient à moi, après tout, ne sommes-nous pas amies depuis le temps.
Et je la tiens à deux mains.
D'un mouvement de côté, tu me bascules et attrapes l'instrument.
Je tire et la tiens, tu renforces la résistance.
Je n'entends que mon souffle, je pressens ton effort. Silencieux.
J'adore ton calme qui devient entêté. Sûr de soi. Je sais déjà que j'ai perdu.
Je voudrais à la fois dire non ne le fais pas et oh mais si fais-le moi.
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Tu as un geste fulgurant, la ceinture te revient et je me recroqueville, consciente qu'il ne reste que mon petit cul rougi arrondi.
Pas de répit, la ceinture prend son élan. Je la pressens. Plus elle s'abat plus je la sens, moins je suis présente.
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Tu poseras ensuite doucement tes mains, caresseras lentement le tour et les pourtours.
Quelle douceur après la douleur.
Une fraîcheur que je lie à une attention tendre et infinie. Un amour de jeu.
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Tu remontes doucement la culotte blanche dentelée.
- 75. Tu avais écrit que tu en voulais 75. Te voilà exaucée.
J'en reste bouche bée. 75.... Tu as fait ça ! Tu l'as fait ?
- Oui.... J'ai compté.
Je suis aussi sciée que mes fesses zébrées.
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La prochaine fois, je dépasse la limite de vitesse. Je me ferai contrevenante, tu feras le commandant. Je me mettrai au garde à vous, tu me coucheras sur tes genoux.
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Voilà. C'est vrai qu'une photo, on peut toujours la lire à double sens. Je ne crois pas que l'image de cette petite fille, Kaukab Al Dayah, soit plus effroyable que la guerre, d'autant que j'en ai vu une, même si ce n'était pas la même.
Encore une fois, tout dépend de la manière dont on regarde la photo, autrement dit tout dépend qui la regarde.
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Ce matin, on chiffrait plus de 900 morts chez les palestiniens et parmi eux 277 enfants, 92 personnes âgées et 95 femmes.
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A Lyon, samedi, non que je sois une abonnée des manifs, j'ai participé au défilé de quelques milliers de personnes, dans une ambiance aussi sérieuse que calme, un service d'ordre fort bien organisé, des policiers présents mais paisibles. Rarement vu une manif pareille : 100 personnes, un trou de 15 mètres, 100 personnes, un trou de 15 mètres, ce afin d'éviter l'amassement, piétinages et autres énervements.
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Inutile de rajouter de l'agressivité à un mouvement qui demande l'arrêt du massacre.
Des familles entières, des enfants, petits et grands, marchaient ensemble.
Ensemble.
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Ps : A Lyon, une manifestation aura lieu chaque samedi à 15h.
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(photo Nérilka)

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Il y a ces "mémètres" qui aiment particulièrement rougir le cul de femmes accoutrées en jupette plissée, chaussettes blanches. A tort ou raison, chaque fois je suis mal à l'aise.
Le sm, la Ds, qu'on appelle ces jeux comme on veut, je les conçois dans n'importe quelle configuration, mais pas dans ce rapport m'évoquant une relation pseudo-paternisante, la partenaire se déguisant en écolière d'école privée catho bcbg.
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Ensuite il y a le décor, avec mise au coin finalement classique au sens traditionnel.
Enfant, je l'ai non pas vécu mais vu. Sauf que le mémètre était remplacé par des maîtresses en manque.
Manque de leur dose de sadisme.
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Me souvient d'une, bien plus proche dans le temps puisque cela ne date que d'une vingtaine d'années. Ma fille âgée de 6 ans, donc en CP, me dit un soir à la sortie de l'école, comme l'on crache un trop-plein, que la maîtresse a déculotté une petite fille, lui a flanqué une fessée devant la classe, et a rangé la culotte dans le tiroir de son bureau.
Manque de chance, lorsque la cloche a sonné, ladite maîtresse avait oublié de rendre la culotte.
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Me revient aussi un fameux week-end fessée sur le thème de l'école. Certes, nous étions déguisées. La plupart avaient la fameuse jupette écossaisse, des couettes. Quant à ma soeur qu'est pas ma soeur et moi-même, nous avions détourné en quelque sorte l'affaire en nous accoutrant de chaussettes-bas à rayures criardes de couleurs diverses,  bottines à lacets, pas de couettes ni de nattes.
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Mais force est de reconnaître qu'aucune des femmes présentes n'évoquait la mise en scène d'un théâtre joué par de fausses gamines. Chacune avait un je ne sais quoi d'adulte, de féminin, sans ambiguité.
Et certaines troquaient l'uniforme scolaire contre guêpières en deux secondes, présentant à l'entourage un cul d'autant plus rouge de fusion que leurs tétons pointaient de confusion.
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 .
Serait-ce plus facile à certains messieurs de se prétendre "maître" à condition de jouer le rôle d'un pseudo-père en mal d'assumer cette fonction ?
Je me souviens, le premier soir, d'une discussion âpre, l'un de ces mémètres me soutenant qu'il ne voyait nulle ambiguité à fesser encore son fils âgé de 15 ans. Monsieur n'aimait visiblement pas que je marque un désaccord.
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Combien de fois ai-je lu de ces mots agaçants, du type : sublimer, transcender, transgresser.
Mais dans une telle scène, est-ce que ce n'est pas le jeu de la régression, facile, ambivalente ?
Que d'aucuns aient ce fantasme, pourquoi pas, mais j'en vois des tonnes. Bizarre, vous avez dit bizarre ?
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J'ai le sm aimant, amoureux, sexuel. Je ne m'imagine pas au coin les mains sur la tête, une culotte petit bateau aux chevilles, pour ensuite redevenir aux yeux du pater fouetteur une amante subissant avec envie, désir et jouissance des gestes qui sont tout sauf.. enfantins.
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Il faut être un homme avec une tête, de préférence sur les épaules, pour jouer ce fantasme sans emmêler ses.. pinceaux.
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** Voilà -voir ci-dessus- à quoi ressemble la vie lorsqu'on enrage parce que quelqu'un a eu la hardiesse de dire qu'elle met un sapin et des guirlandes zétoilées sur la façade de sa bulle, bien que la fête de Noël l'agace, l'attriste ou tout ce qu'on veut.
S'offusquer contre cela se résoud à l'image d'un crayon que l'on ne cesserait de tailler sans jamais utiliser la mine. De rien.
Donc voilà pourquoi vous avez droit à mon sapin de Noyel en retard. Je suis toujours en décalage horaire et d'honoraires, c'est mon karma.
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Et cette étroitesse, que dis-je, cet entonnoir, me fait penser à la publicité : arrêtez le sucré, le salé et le gras.
Entre cela et les 5 légumes par jour, on se demdande si le but n'est pas de nous faire mourir à petit feu en prétextant nous faire vivre plus vieux.
Puisqu'on sait bien que sans désir ni plaisir, corps et tête se minimisent.
C'est le meilleur des mondes.

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** Depuis quelques jours je reçois, entre autres spams, un spécial sujet : Piluleuses pour mieux déballer.
Ce qui change des piluliles pour élargement.
La babel machine a de plus en plus de bugs dans ses translations. J'ai décidé de parler comme elle, après tout, le but de la communication étant de se comprendre, ce qui semble hâch'ment compliqué par les temps qui courent.
Et franchement : piluleuses pour mieux déballer, je trouve ça champêtre, bucolique, osons-le dire, printanier.
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** Dans le même genre, il y a, crise oblige, la société trucmuche qui espère me michuner -verbe Michuner avec © en me proposant, je cite "une couverture plus confortable que celle dont vous bénéficiez actuellement".
Sauf que je n'ai point de couverture depuis lurette et mes cinq couettes me suffisent.
Ma réponse je le confesse, m'a réjouie en sentant au silence interloqué du monsieur, qu'il était ahuri.
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Ceci dit, vous pouvez toujours donner vos couvertures aux malchanceux.
Mais par pitié, faites-nous grâce de votre mansuétude.
Quand on aime, on ne compte pas et quand on donne, on ne s'en vante pas. Ca commence à me souper ces réglements de compte à qui donnera plus, alors que sur le virtuel du Net, nul ne sait qui vit quoi, quand et avec pas qui. Ce qui n'est d'ailleurs pas plus précis dans le non virtuel.
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** Avant hier, j'ai entendu un homme. La voix d'un monsieur qui a vécu 75 ans. Voilà.
Il expliquait que pour une raison qui lui échappe, il a été déclaré décédé il y a un an et que depuis, il est mis en demeure de prouver qu'il est vivant.
Kafka se marre tellement que Groucho Marx et Chaplin doivent le soutenir.
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Le monsieur s'est aperçu de son absence d'état civil si je puis dire, parce qu'une fois passé l'éclat de rire que ce genre d'incident suscite, il appert des effets de merde : finis les virements de la retraite, terminés le droit à la sécurité sociale pisque t'es mort, bloqué le compte bancaire pisk'on te croit au cimetière. Ce n'est pas que le banquier ne l'a pas reconnu, notez, c'est juste que vous comprenez : -J'ai reçu un papier administratif de l'Etat cicil me disant que vous êtes décédé.
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A 75 ans, déjà secoué par son prétendu trépas datant d'un an, et propriétaire de sa maison, "on" lui a rétorqué qu'il avait fort bien pu s'introduire dans la maison et y vivre depuis douze mois sans que cela prouve quoi que ce soit. Il a couru la contrée pour aller chercher ici un vieil ami qui a dû fouillers ses albums photos afin de dénicher des portraits ressemblant à son copain et qui attesteraient, croix de bois croix de fer si j'mens j'vais en enfer et j'aurais même pas la chance d'y retrouver mon pote pseudo sous la terre vu qu'il est encore au-dessus.
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Il est aussi allé supplier les membres d'un club de je ne sais quoi, pétanque ou roule ta bille, afin qu'ils aillent cracher non sur sa tombe mais au prétoire pour assurer que j'vous jure le Marcel a pas mouru, la preuve, l'est assis sur ce banc. En désespoir de cause, le monsieur a fait appel au médiateur d'une radio bien connue, histoire d'espérer qu'on le sorte ce ce casse-tête à en faire un infractutus,comme dirait ma voisine.

On vit une époque formidable.
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